Reprise après un été bien rempli d'aventures incroyables et de rencontres merveilleuses. Je me rapproches de plus en plus du but ultime. Et ma vie n'est qu'un fouillis absurde, pas très stable mais qui commence à me ressembler. Une suite d'évènements fous et de tristes constatations. Un continuel mouvement, un tourbillon de vie, d'amours, une étincelle dans les yeux qui gueule : Guaranteed! Alive!
Je remercie Ciel et Terre pour cet été, bulle d'Oxygène dans mon petit cerveau qui avait bien besoin de respirer après tant d'années d'enfermement.
Maintenant j'ai retrouvé les rangs dans lesquels on me fait avancer, et je profite de mes deux journées par semaines pour respirer pleinement. Il paraît que c'est tolérable. Soit.
Eh toi, tu sais que mon coeur s'échappe de sa coquille à chaque fois que je t'apperçois? Ces deux voyelles et deux consonnes ne me choquent plus, demeurent seulement ce violent désir, cette obsession. Mes compagnons de route, d'ivresse ne me suffisent plus. Les alcools et fumées ne remplissent plus ma petite tête, c'est toi qui occupe l'espace. Mais ça ne fait rien, je continue de marcher, vers d'autres horizons, la vie à l'arrêt n'est pas la mienne.
Choisir entre confiance et liberté n'est pas pour moi non plus, d'ailleurs, je m'en excuse mes chers vieux, je suis terriblement navrée mais je ne me plierai pas. J'aurais peut être à changer de toit mais ne mettrai pas ma vie en pause. Vous n'avez pas encore compris de quel monde je viens. Mon seul regret et de devoir vous causer cette peine mais je ne puis me permettre de m'éteindre.
Et puis il y a toi, toi et ce temps révolu. Toi et ton manque, toi et tes souvenirs, et tes envies. Ce n'était pas cette vie la qu'on devait partager. Je n'aurais jamais du te laisser t'approcher aussi près, j'en suis sincèrement désolée.
Mes amis, mes frères, mes soeurs, vous qui constituez ma réelle famille... Je ne compte pas le temps qu'il nous reste, l'important c'est que cette nuit, comme celles qui ont précédé celle ci, nous soyons vivants. Partageons nos doutes, nos peurs et nos tristesses. Et puis laissons les de côtés le temps d'une bouteille et d'un ciel étoilé, et le temps de rires en cascades. Ensemble, c'est le nom de notre terre d'asile.
Maintenant je marche, avec, malgré les fantômes qui peuplent ma mémoire, ma solitude, ma grande amie, ma sale ennemie. La beauté de ce ciel me brûle les yeux. Très vite, l'horreur de ce monde me tord les tripes. Loin des petits refuges ou des grandes illusions qui remplissent mes congénères, il fait bien mal vivre ici bas. "Société, folle et creuse, tu es un élevage de fous". C'est tolérable. Il paraît...